23 mars
Journée Météorologique Mondiale
L'air que nous respirons
Est un mélange de gaz constituant notre atmosphère, mélange indispensable à la vie sur terre. Chaque jour, l'adulte moyen respire environ 15 000 à 20.000 litres d'air et le nombre de nos activités quotidiennes libèrent des substances chimiques et des particules dans l'air que nous respirons. La pollution atmosphérique et les émissions de gaz à effet de serre nuisent à notre environnement et causent une menace à notre santé. Les activités humaine
 s, comme la combustion des carburants et combustibles fossiles, l'utilisation de produits chimiques et de procédés industriels, sont la source de la majeure partie de la pollution atmosphérique. Une petite partie de cette pollution peut provenir de sources naturelles, comme les feux de forêts, les tourbières et l'activité volcanique. La pollution atmosphérique et les gaz à effet de serre engendrent le smog, le changement climatique et la contamination des terres et de l'eau quand les polluants tombent sous forme de pluie ou de neige. Aussi, l'observation et la surveillance quotidienne des conditions météorologiques et les relevés des paramètres du temps tels que la Pression , les températures, le vent, l'humidité, la pluie ..etc tant au niveau local, que régional et mondial, constitue une des mission essentielle des services météorologiques dans le cadre de la protection de notre environnement et l'amélioration de la santé.
Le Réseau national d'observation météorologique
En Algérie, pour assurer une surveillance continue de l'atmosphère, l' O ffice N ational de la M étéorologie a mis en place et exploite un réseau de stations d'Observations météorologiques couvrant les différentes régions climatiques du pays et comprenant : Les Stations d'Observation en surface (77)
- Des Stations d'observation en altitude,
- Des Stations de recherches et d'observations spéciales ( Tamanarasset, Tiaret, Ksar Chellala)
- 3 Radars météorologiques installés à Sétif, Sériadi (Annaba) et au niveau d'Alger (D.E.Beida)
- 296 postes climatologiques dont 117 stations automatiques et 179 postes conventionnels.
Météorologie et qualité de l'air atmosphérique La qualité de l'air atmosphérique dépend des polluants rejetés dans l'air mais aussi des conditions météorologiques.
Ainsi, par exemple en été, la chaleur et l'ensoleillement favorisent la formation des polluants dits photochimiques comme l'ozone. Ces polluants, aussi appelés « secondaires » ne sont pas directement émis dans l'air. Ils sont créés par transformation de polluants dits primaires sous l'effet du soleil.
Alors que pendant toute l'année et plus particulièrement en hiver, par beau temps, le phénomène dit d'inversion de température empêche la dispersion des polluants piégés au niveau du sol : on parle alors de « couvercle » de pollution . Pour qu'il y ait formation de la pollution, il faut :
- que la vitesse du vent soit inférieure à 10 km / h (pour éviter que les mouvements verticaux de l'air ne laissent remonter la pollution vers le ciel) .
- Le temps doit être sec et sans nuages (les mouvements de convection à l'intérieur des nuages favorisent la dispersion des polluants).
La période propice à la formation de la pollution est le moment ou une zone de haute pression vient s'installer pendant un certain temps. Ainsi des conditions stables du temps (vitesse du vent faible, et temps sec et dégagé ) favorisent le développement d'une forte inversion de température dans les basses couches de la troposphère et piége les aérosols causant ainsi « formation de la pollution » . Cas typique de situation météorologique à forte inversion de température dans les basses couches de la trposphére
L'effet de serre, un phénomène préoccupant Depuis des millions d'années, l'effet de serre naturel permet à notre planète de développer la vie. Mais depuis l'évènement de l'ère industrielle, il y a 200 ans, la Terre se réchauffe. Certains gaz présents dans l'atmosphère (vapeur d'eau, gaz carbonique ou CO2, méthane) retiennent une partie de la chaleur que la Terre émet : ils sont "à effet de serre". Sans eux, la température moyenne serait de moins (-) 18°C et la terre serait inhabitable. Leur présence amène cette température à 15°C .
Mais les activités humaines (transports, chauffage, industries, déforestation) ont augmenté la concentration de ces gaz de manière importante : l'effet de serre s'accroît et l'on perçoit les signes d'un réchauffement climatique : de 1900 à 2000, plus 1°C de 2000 à 2100 : +2 à + 6°C Les conséquences attendues d'un tel réchauffement climatique : montée du niveau des mers, changement des climats, désertification, tempêtes et inondations, fonte des calottes polaires et des glaciers.
Le « trou dans la couche d'ozone »
Attention à ne pas confondre le « bon » ozone qui nous protège des rayons ultraviolets et le « mauvais » ozone nocif pour la santé.
L'ozone présent au niveau du sol, celui que l'on respire, est nocif. C'est un polluant local et régional de l'air. Mais il existe un « bon ozone », celui présent naturellement dans la haute atmosphère, appelé ozone stratosphérique. Il joue le rôle d'un grand parasol : il protège du rayonnement solaire ultraviolet qui peut provoquer des maladies de peau et de certaines affections oculaires.
A partir des années 1980, les instruments terrestres et les satellites ont enregistré une baisse de l'ozone stratosphérique, notamment aux niveaux des deux pôles où la couche est la plus mince. Les causes de cette diminution sont de mieux en mieux identifiées : le brome et le chlore présents dans certains gaz utilisés par l'homme migrent vers la haute atmosphère et détruisent l'ozone.
Les pluies acides Elles sont une forme de pollution atmosphérique qui se caractérise par des précipitations et des dépôts acides.
L'acidité modifie la composition de l'eau des lacs d'eau douce, et affecte la faune et la flore qui y vivent. Elle brûle les feuilles des arbres et modifie la composition des sols. Elle endommage les roches et les bâtiments de pierre.
Pendant les années 70 et 80, les pluies acides sont devenues un problème mondial. Des mesures fortes ont été prises : traitement des fumées industrielles, diminution du soufre dans les carburants et le gaz de ville, isolation des habitations et diminution du chauffage avec des combustibles fossiles.
Quels sont les effets de la pollution de l'air sur la santé ? L'air est indispensable à la vie, mais il peut avoir des effets nocifs si sa qualité est mauvaise. La pollution constitue un danger immédiat pour la santé, mais a également un effet qui s'amplifie au fil des années. Les personnes les plus sensibles, comme les enfants, les personnes âgées, les grands fumeurs, les malades du cœur ou des poumons, sont les plus concernées par la pollution atmosphérique. Pour celles-ci, la pollution peut favoriser des maladies, en aggraver certaines, et parfois même précipiter le décès. Les effets de la pollution sur la santé augmentent en fonction des concentrations des substances polluantes dans l'air et de la durée d'exposition. C'est la raison pour laquelle il est conseillé aux personnes sensibles, en cas d'épisode de pollution (situation anticyclonique persistente), de limiter leurs efforts physiques, de ne pas sortir de chez elles et, bien sûr, d'arrêter de fumer. Les polluants peuvent agir à différents niveaux du corps humain :
- au niveau de la peau - c'est le cas notamment des vapeurs irritantes et des phénomènes d'allergies,
- au niveau des muqueuses,
- au niveau des alvéoles pulmonaires. Les polluants se dissolvent et passent dans le sang ou dans les liquides superficiels ,
- au niveau des organes - Certains toxiques véhiculés par le sang peuvent s'accumuler dans des organes .
Appareil de m esure des particules d'aérosol Les limites de concentration dans l'air ambiant de certains polluants (SO 2 , Poussières,……) imposées par des directives dans certains pays notamment Européennes tiennent compte de ces effets. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) édicte les règles qu'il faudrait respecter pour les divers polluants. Les particules : plus les particules sont fines plus elles pénètrent profondément dans l'appareil respiratoire et plus leur temps de séjour y est important. Elles ont une double action liée aux particules proprement dites et aux polluants qu'elles transportent (métaux, hydrocarbures, dioxyde de soufre, etc.). Elles irritent le système respiratoire humain et peuvent contribuer au déclenchement de maladies respiratoires aiguës. SO 2 : le SO 2 entraîne une inflammation des bronches avec un spasme qui provoque une altération de la fonction respiratoire .
Allergies chez l'enfant, la pollution en accusation ! :
En constante augmentation, les allergies de l'enfant touchent près d'un enfant sur trois dans le monde. Dans certains pays, la pollution est directement accusée de développer l'asthme et les allergies. Des effets constatés même en cas de légers dépassements des seuils autorisés...  On ne doute plus aujourd'hui des méfaits de la pollution sur la santé humaine. Une étude française estimait ainsi que les polluants atmosphériques étaient responsables de 3 000 décès par an , principalement par mortalité cardiovasculaire ! Par ailleurs, on sait également que les polluants automobiles favorisent les infections microbiennes chez les plus jeunes, en particulier les particules fines et le dioxyde d'azote Asthme, allergies… la pollution suspectée On sait que les personnes asthmatiques et les enfants en général sont considérés comme étant plus vulnérables à l'exposition aux polluants atmosphériques. Mais plusieurs études ont fortement suspectés l'implication de ces polluants dans la survenue même de l'asthme et de l'allergie. En 2001, des travaux coréens menés auprès de 8 000 enfants 1 suggèrent un tel lien. Un constat loin d'être anodin lorsque l'on sait qu'en France, on compterait environ 25 % d'allergiques et ils sont chaque année de plus en plus nombreux !
De nombreuses données relient la pollution due au trafic routier aux allergies. En laboratoire (in vitro), par exemple, les particules fines émises par les véhicules
diesel, favorisent la synthèse d'immunoglobuline E (un des marqueur de l'allergie). In vivo, le NO2, quant à lui, irrite les poumons, diminue les défenses de l'organisme contre les infections des voies respiratoires et a été mis en cause dans la survenue d'asthme. En résumé, il semble évident qu'il existe une association entre l'augmentation de la concentration de particules fines dans l'atmosphère et les allergies. |