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RETROSPECTIVE   -  2014

 

 

 

Résumé:


L’année 2014  a  été  surtout marquée par des évènements climatiques assez exceptionnels,  et parfois, présentant un caractère de sévérité extrême,   entraînant  des intempéries  et des dégâts importants, dont les plus intenses se sont  produites surtout durant la période automnal (nov/ déc) et ont touché tant les wilayas du nord que celles du sud (Béchar, Hassi Messaoud, Tindouf, Jijel, Annaba, Médéa, El Bayadh,…).

Ainsi, la période hivernale 2014 a été,  tout d’abord,   marquée,  fait rare, par des chutes de neige sur les massifs de l’Assekrêm (Hoggar),  enregistrées successivement, fin janvier et fin février, ce qui n’a jamais été observé auparavant (depuis, au moins 1945, date d’ouverture de la station). Des pluies diluviennes ont également touché le Sahara oriental, fin février,  provoquant des intempéries et crues d’Oueds au niveau de  la wilaya d’Illizi.

Vers les régions du nord, cette période hivernale, n’a pas connu de situations particulières, excepté un  épisode neigeux, enregistré fin janvier,  touchant principalement les massifs de l’intérieur et de l’Atlas saharien.

La période printanière a, par contre, été marquée au début, par des conditions météorologiques assez sec  qui ont perdurées pratiquement tout au long du mois d’avril et début mai, ce qui a compromis énormément  la saison agricole  et les rendements céréaliers, qui ont enregistré un recul dû au manque de pluviométrie. Une production de 34 millions de quintaux, toutes céréales confondues, avait été enregistrée, soit 30 % de moins que lors de la campagne 2012/2013.

La fin de la période printanière, a cependant connu, des épisodes pluvio-orageux assez intenses accompagnés parfois de vents violents, chutes de grêle,  notamment  durant les épisodes -du 17 au 19 /05– et du début juin –du 1er au 3- occasionnant dans certaines wilayas, des intempéries et d’importants dégâts (Naâma, El Bayadh, H.Messaoud, El Goléa,…).

La saison estivale a  été, quant à elle,  marquée cette année, par chaleurs torrides et une succession anormale d’épisodes caniculaires notamment durant le mois d’Août et sept. Ces conditions ont favorisé  l’éclosion de  nombreux foyers d’incendies et la perte d’importantes superficies forestières, dévastées par les feux, qui a atteint prés de 38.000 ha, soit plus que le triple de l’année précédente.

Vers les régions du sud, d’importantes pluies orageuses ont affecté  la zone sahélo-saharienne, et les massifs du Hoggar/Tassili, provoquant par endroit les écoulements des Oueds de la région.

Enfin, la période automnale, avait débuté par une persistance de la chaleur estivale, ce qui avait suscité une profonde inquiétude chez les agriculteurs, puis à partir de novembre, on a commencé à enregistrer le développement d’importantes perturbations, provoquant des intempéries et des inondations de grande ampleur, notamment durant  l’épisode pluvio-orageux - du 05au 07 nov- avec un cumul max de 181 mm enregistré à la station de Jijel et  la fin novembre, sur la Saoura et régions steppiques ou l’on avait cumulé à la station de Béchar 160mm.

Par ailleurs, la fin de l’année a été marquée par la pénétration d’une vague de froid  sur le nord du pays,  accompagnée d’importantes chutes de pluie et de neige touchant particulièrement les régions de l’Est et du Centre  (Sétif, Batna, B.B.Arreridj, Constantine, Jijel, Bouira, Tizi ouzou, ……).

A signaler enfin, que sur le plan hydrologique, ces apports de précipitations enregistrées durant la période automnale (nov-dec)  ont énormément contribué à la  reconstitution des nappes phréatiques  et un remplissage des barrages en exploitation, qui a atteint  au niveau national, un taux de 72.38%, alors que vers les régions de l’Ouest, qui ont le plus bénéficié de ces perturbations, un  taux exceptionnel de remplissage 87% avait été  atteint.